Vovinam : les mondiaux en ligne de mire

« Important en terme d’image »

Du 5 au 7 juillet, les tapis de l’INJ accueilleront des délégations venues de toute la planète Vovinam pour les troisièmes championnats du monde de l’histoire, les premiers organisés en France. Yves Bui Xuan, Vice président de la FFKDA, expose les enjeux et les promesses de cette manifestation.

Propos recueillis par Antoine Védeilhé

 

Affiche Championnat du Monde de Vovinam

Affiche Championnat du Monde de Vovinam

Yves Bui  Xuan, quels sont les enjeux de ces championnats du monde de Vovinam organisés en France ?

Avant les deuxièmes championnats du monde, les Vietnamiens, qui ont organisé les deux premières éditions, souhaitaient passer le relais et nous ont proposé de les organiser. Nous avons accepté car c’est une grande compétition et, en tant que discipline associée à la FFKDA, nous voulions adresser un message fort à l’ensemble des licenciés. L’idée est de leur dire que oui, nous sommes capables de planifier des compétitions sur le plan national, mais nous avons aussi les compétences pour rassembler le monde du Vovinam chez nous, à Paris, pour des championnats du monde. Nous voulons que la volonté que nous affichons permette de fédérer encore plus de monde autour de nous. Par ailleurs, cette année est l’année du Vietnam en France ainsi que les 40 ans de la collaboration diplomatique franco- vietnamienne. Ces championnats du monde en France, sont donc l’occasion de marquer cet anniversaire important pour nos deux pays.

En terme d’organisation, que représente la tenue de championnats du monde en France ?

Forcément, il n’y aura pas la même envergure qu’à Bercy. Les moyens mobilisés en terme de bénévoles, d’encadrants notamment, sont moins importants d’un point de vue de l’organisation mais ces championnats du monde sont tout aussi essentiels que ceux du karaté en terme d’image pour la FFKDA et ils tiennent à cœur à Francis Didier, qui est le président de la Fédération Européenne de Vovinam. Une trentaine de pays seront présents à l’Institut National du Judo (INJ), contre vingt-deux il y a deux ans. Cela représente quelque 400 à 500 compétiteurs. Les tribunes devraient être garnies car de nombreux clubs nous ont déjà assuré de leur présence. Mais j’insiste, nous devons montrer que toutes les disciplines de la FFKDA sont capables d’organiser de grands évènements.

Quels sont les objectifs de l’équipe de France sur ces championnats ?

On veut toujours faire mieux. Il y a deux ans, nous avions terminé troisième nation derrière le Vietnam et l’Iran. Nous étions même deuxième au nombre de médailles (18) mais l’or nous avait fait défaut (4 titres, NDLR). Cette année, nous espérons nous classer deuxième derrière le Vietnam qui lui, est intouchable. Nous présenterons 24 techniciens, tous issus du Vovinam, et 11 combattants, sélectionnés aussi bien dans le Vovinam que dans les Arts Martiaux Vietnamiens traditionnels. Nous comptons sur ces 35 athlètes pour porter haut les couleurs du Vovinam français.