AMVT la nouvelle donne

Un stage d’arbitrage ouvert à tous était organisé les 20 et 21 octobre derniers à Paris afin de former

De nouveaux arbitres aux nouvelles règlementations.

Ils étaient une cinquantaine, arbitres amateurs ou confirmés, à avoir répondu présent à l’appel lancé par Edward Tabet, responsable de l’arbitrage des Arts Martiaux Vietnamiens Traditionnels au sein de la FFKDA., pour le premier stage d’arbitrage de la saison. Le but de ces deux journées? Former de nouveaux arbitres qui s’inscrivent dans la nouvelle politique d’arbitrage lancée il y a tout juste un an par la Fédération. État des lieux d’une pratique en constante évolution.

La formation des arbitres avant la réforme de 2011

Les arbitres se retrouvent pour des stages organisés quasi-exclusivement à Paris. Les formateurs font une lecture du règlement et un dialogue s’installe avec les futurs arbitres sur les points que ces derniers souhaitent éclaircir. Pour Edward Tabet, la formule a rapidement montré ses limites : « Il y avait certes lecture du règlement mais ensuite, il n’y avait aucun suivi, pas d’examen ni d’évaluation. Puis, les stages, tous centralisés à Paris empêchaient certains, installés en province, de venir se former. Il fallait davantage aller au-devant d’eux. »

Ce qui a changé

« Nous avons décidé de découper la France en six et de mettre en place des référents régionaux qui s’occupent de former les arbitres dans leur région. Cela attire plus de monde et cela permet aussi de faire six fois plus de formations », explique Edward Tabet. Désormais, chaque référent régional rend des comptes à Edward Tabet et soumet une liste d’arbitres qui peuvent prétendre à obtenir le statut d’arbitre national. Pour la formation de ces derniers, la donne a également changé. Une sorte de « passeport formation » a désormais été mis en place. Les arbitres, pour prétendre officier au niveau national, doivent suivre un stage mêlant cours théorique puis cours pratique. À la fin de ce stage, un questionnaire d’une cinquantaine de questions leur est remis afin d’évaluer les choses apprises au cours de la formation. Il reste ensuite une dernière étape : l’expérience de terrain. Les futurs arbitres doivent couvrir une compétition officielle sur laquelle ils sont évalués par un superviseur. Pour Edward Tabet, cette nouvelle étape est primordiale pour s’assurer de la compétence des nouveaux arbitres: « Il est indispensable de voir comment les nouveaux formés se comportent en com- pétition car il y a un facteur stress que l’on ne retrouve pas pendant les différents stages ».

Les objectifs futurs

L’an passé, soixante nouvelles personnes ont été formées contre une vingtaine les années précédentes. Pour Edward Tabet, cette évolu- tion est une bonne nouvelle pour l’arbitrage des AMVT : « Nous avons un noyau d’anciens d’une cinquantaine d’arbitres qui sont toujours là mais c’est important d’avoir du sang neuf ». Outre le renouvellement des générations d’arbitres, Edwart Tabet souligne un point essentiel: « Actuellement, lors d’une compétition, nous sommes obligés de convoqués tous les arbitres présents en France car nous ne possédons pas assez de monde. L’objectif est de doubler le nombre d’arbitres afin de pouvoir faire de vrais choix au moment des sélections. Plus les arbitres seront nombreux, plus il faudra faire de choix, et plus cela les poussera à être meilleur ».