Jonathan Plagnol

« J’ai hâte »

Une date, un objectif, une passion, une détermination inentamée. Voici comment caractériser Jonathan Plagnol en quelques mots. De retour, le champion du monde 2008 entend bien réitérer et marquer Bercy de son emprunte.

TEXTE : THOMAS BLANC /

Ton surnom Jo ! Généralement, c’est comme ça que les gens m’appellent, dès que l’on me connaît un peu, c’est le premier surnom qui vient.

Le dernier livre lu Le Rouge et le Noir de Stendhal. Un livre sympa et agréable que j’avais découvert durant mes études et que j’ai eu envie de relire dernièrement.

Un karatéka Michaël Milon, sans hésiter. Il était le meilleur technicien français de tous les temps. J’ai une préférence pour le kata Unsu, son kata final qu’il s’était approprié et qui m’a donné envie de commencer le karaté.

Ton plus grand souvenir en kim’ Tokyo 2008, et notre victoire en championnats du monde contre le Japon. C’était la première fois dans l’histoire du karaté français. Battre les Japonais à Tokyo, chez eux, c’était juste incroyable. Penser qu’à Bercy, on peut réaliser la même performance me paraît assez fou.

Et le pire ? Un mois avant les championnats du monde de 2006 qui se déroulaient en Finlande, je m’étais luxé l’épaule. Lorsque le médecin m’annonça que je ne pourrai pas participer à ces championnats, ce fut un choc. Au final, j’ai quand même participé et on a fini 2e, derrière les Japonais, une fois de plus. Je n’avais pas de technique, pas de physique, mais le coeur y était, je me répétais que je ne pouvais pas abandonner mes coéquipiers.

Ton chez-toi J’habite dans un village à côté de Narbonne, à Salles-d’Aude, la mer méditerranée est toute proche. Une fois les études terminées sur Paris, je suis retourné vivre là-bas.

Une devise Force et Honneur !

Un sportif que tu apprécies Le basketteur Kobe Bryant.

Ton site web préféré La Société Générale (rires). Non plus sérieusement, Facebook, il me permet de rester en contact avec les amis.

PC ou Mac ? Je suis mac à 2000%, depuis 4 ans, je collectionne leurs appareils, MacBook Pro, MacBook Air, iPhone… Si je pouvais me faire tatouer une pomme sur la fesse, je le ferais (rires).

Pêché mignon Le Banana split, ou une glace Häagen-Dazs devant un film.

Un défaut, une qualité Impulsif pour ce qui est du défaut et rigoureux pour la qualité, en réalité, je réagis toujours très vite, je suis vif d’esprit ce qui peut être une qualité, mais aussi un défaut.

Une date Le jeudi 22 novembre, jour des qualifications pour la finale. Ça peut être une bonne ou une mauvaise date, cependant, c’est une date qui m’importe beaucoup et que j’attends avec impatience.

Un objet important Sans hésiter, mon iPhone. Il faudrait que j’arrête avec ça, mais je n’y arrive pas (rires).

Une rencontre La rencontre entre Julien (Dupont), Ayoub (Neghliz) et moi. Nous nous sommes côtoyés, la première fois, lors d’un stage de Michaël Milon d’ailleurs, nous étions en cadets, il y a de ça treize ans déjà. On a discuté et on a directement accroché, c’était un peu les débuts.

Un pays La France.

Une couleur Le bleu.

Une chanson La Marseillaise lors des championnats du monde, je l’ai déjà entendue, mais c’est le genre de moment dont on ne se lasse pas.

Une série ou émission de télé Mon oncle Charlie.

Un métier Je suis responsable des ventes pour du matériel médical dans le secteur sud de la France.

Une technique de karaté Le gyaku-tsuki, je l’utilise souvent en kata. Sinon, j’affectionne beaucoup le shion-tsuki, c’est un enchaînement qui vient du kata Unsu.

Un adversaire Le capitaine de l’équipe italienne, Lucio Maurino. Je le rencontre régulièrement en compétition depuis 2003, c’est un ami et un adversaire. Lors de championnats, on se réserve toujours un moment pour discuter et boire un petit verre. Au niveau des confrontations, il mène largement. Ce serait d’ailleurs une grande fierté de le battre à Bercy prochainement. Finale France-Italie, victoire 3-2, ce serait génial.

Ton dernier achat coup de coeur ? Un petit caban.