PARIS 2012

Ce qu’il faut savoir
À vos caméras (…prêts…tournez !)

La Fédération Française de Karaté fait appel à vos talents d’acteur et de réalisateur pour un concours vidéo sur le thème des Championnats du Monde qui auront lieu en novembre à Paris. Que vous soyez à la plage, à la montagne, en France ou à l’étranger, lors d’une étape de la tournée des plages, de la tournée des bases de loisirs ou tout simplement de chez vous, laissez libre cours à vote imagination ! Vous pourrez utiliser l’ensemble des éléments de communication des Championnats du Monde pour créer votre vidéo et faire partager votre passion… le maître mot du concours : l’originalité !
Le concours débutera le 16 juillet 2012 et vous aurez jusqu’au 31 août 2012 pour poster votre vidéo. Puis les internautes voteront et désigneront la vidéo gagnante… L’auteur de la vidéo la plus plébiscitée par les internautes remportera les dernières places pour assister aux finales des Championnats du Monde de Karaté, ainsi qu’une rencontre avec les athlètes de l’équipe de France lors de leur préparation… alors ACTION !

Retrouvez plus d’informations sur les modalités du concours sur notre page facebook : www.facebook.com/ffkda

L’équipe de France en stage
Le programme de l’été 
2 au 7 juillet 2012 : Stage Montpellier Combat / 9 au 16 juillet 2012 : Championnats du Monde Universitaire à Bratislava / 18 au 22 juillet 2012 : Stage Briançon Kata (Tests Physiques et Médicaux) / 22 au 28 juillet 2012 : Stage Font Romeu Combat (Tests Physiques et Médicaux) / 6 au 12 août 2012 : Stage Bugeat Combat/Kata / 25 août 2012 : Rencontre internationale à Paris (INJ) Combat / 26 au 31 août 2012 : Stage La Bourboule Combat / 30 au 2 septembre 2012 : Stage Montpellier Kata

Les championnats du monde sont sur :


Mes championnats du monde par…
Matthieu Cossou

« On doit l’emporter ! »
Co-capitaine de l’équipe de France en compagnie de Nadir Benaïssa, Mathieu Cossou sera l’une des pierres angulaires de l’équipe combat. Il rêve d’un moment de partage et veut transmettre à ses coéquipiers sa rage de l’emporter. La médaille d’or à paris ? Il compte bien aller la chercher.

« Pouvoir participer à des championnats du monde sur ses terres, ça représente beaucoup. Des générations prestigieuses de karatékas n’ont pas eu cette chance comme celle de Seydina Baldé par exemple. Je ne participerai à ce championnat qu’en équipe mais William (Rolle) est tellement fort que je ne pouvais pas prétendre le devancer en individuels. De toute façon, même si je fais un sport individuel, je suis un “mec d’équipe”. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai toujours considéré qu’un titre par équipe valait bien plus qu’un titre en individuels, que ce soit en équipe de France ou avec mon club de Sarcelles. Pouvoir partager sa victoire avec ses coéquipiers alors que nous nous sommes battus ensemble pour un même objectif, c’est fort. J’avoue que des images me viennent de temps en temps, j’entends la Marseillaise, je nous vois avec la médaille autour du cou… Mais je redescends vite sur terre pour me remettre dans la préparation, car c’est un championnat du monde, une compétition très relevée où il va falloir aller puiser jusqu’au bout dans nos ressources pour faire quelque chose de grand, d’immense. La performance ne viendra pas à nous, il faudra aller la chercher. Gagner chez soi doit procurer des émotions tellement fortes… Nous allons mettre toutes nos forces dans la bataille pour remporter l’or car je suis convaincu que nous en sommes capables. Nous devons remporter ce titre chez nous ! » on a intégré des jeunes comme Salim Bendiab et Azdin Rghioui, qui n’ont pas vécu tout ça mais ils ont les crocs : ils apportent de la jeunesse, de la fraîcheur. Ils peuvent faire de belles choses. Le titre par équipes ? Tout le monde le veut. J.B


Le témoin Alexandre Biamonti,
champion du monde des -65kg en 1998

«J’ai vu tant d’images défiler»
Si Alexandre Biamonti a été neuf fois champion d’Europe – record en cours, rien n’a eu plus de saveur pour lui que ce titre de champion du monde, décroché à Rio de Janeiro (Brésil), en 1998. Un rêve d’enfant, mais aussi un formidable cadeau fait à son père, Jean, en larmes au bord du tapis. Celui qui est désormais entraîneur national en charge des cadets, juniors et espoirs, ne ratera pour rien au monde, ou presque, les championnats du monde parisiens (22-25 novembre).

Il le dit lui-même, devenir champion du monde de karaté « était un rêve d’enfant », mais un rêve qui s’est construit dans la douleur. Sélectionné en équipe de France dès l’âge de 16 ans, le Marseillais y prend vite goût : « J’ai tout de suite adoré, je me suis entraîné encore plus dur pour ne jamais quitter cette équipe. » Et cette équipe, il ne la quittera jamais, jusqu’à la consécration, son titre de champion du monde 1998. Un titre qui s’est construit deux ans auparavant, selon Alex : « En 1996, juste avant mon départ pour les championnats du monde, j’ai perdu Nicolas Bourgat, qui a été assassiné à Marseille (Nicolas habitait alors chez Alex, ses parents étant en instance de divorce, NDLR). Je me suis dit que je devais gagner pour lui mais je n’ai fait que 3e… Un échec qui m’a néanmoins permis d’aborder les championnats du monde 1998 différemment. Je voulais les gagner pour moi avant de les gagner pour les autres. » Une formidable aventure, puisque les Français, avec Biamonti aux côtés des Pinna, Baillon, Braun, Baldé, Cherdieu et Anselmo, étaient devenus champions du monde par équipes la veille : « Je n’ai pas dormi de la nuit. Je pensais à la fois à cette victoire, la troisième d’affilée après 94 et 96, et à mon premier tour du lendemain contre le Russe Eldarouchev. Je m’attendais à un combat difficile et, finalement, je gagne 6-0 (les combats s’arrêtaient à 6 points marqués à l’époque, NDLR). Ma compétition était lancée. En demie, je rencontre Puertas, un Espagnol excellent contreur, alors que j’aime attaquer. J’ai dû m’adapter, je l’ai laissé venir et c’est moi qui l’ai fait craquer en lui mettant 5 points en contre. En finale, je mène assez tranquillement, peut être trop. Je finis par me faire contrer par le Vénézuélien Pena qui m’emmène en hen sho sen. J’étais à la fois stressé et confiant, mais je finis par l’emporter. C’était extraordinaire, j’ai vu tant d’images défiler à ce moment-là… Je me suis jeté dans les bras de mon père qui voulait être un champion et qui n’a pas réussi. Il a pu vivre son rêve un peu à travers moi. » La suite? Biamonti veut de nouveau être champion du monde des -65kg alors que tous ses entraîneurs le poussent à monter de catégorie : « Je me suis sûrement entêté mais champion du monde une fois c’est déjà énorme. » Aujourd’hui entraîneur, « parce qu’il est important que les champions puissent transmettre leur vécu », il regardera avec une grande attention les championnats du monde de Paris… si tout va bien : « Ma femme doit accoucher entre le 12 et le 22 novembre, ça va être juste, mais je ne peux pas les rater. Des championnats du monde à Paris devant 15 000 personnes, ça va être énorme. Si un Français est champion du monde à Paris, il peut arrêter là-dessus ! ». recueilli par J. Bouet


 5   Comme le nombre de jours dédiés aux futurs championnats du monde. Qualifications le mercredi, jeudi, vendredi, finales le samedi et le dimanche. C’est le nouveau format de compétition mis en place au niveau mondial depuis 2010.

 


Dans le rétro
Myriam Szkudlarek

Elle n’aura jamais décroché le sceptre mondial, mais quelle constance pour Myriam Szkudlarek, trois fois vice championne du monde et qui aura marqué à jamais les « monde » de son empreinte ! Finaliste à Rio en 1998, à Münich en 2000 puis encore à Madrid en 2002, elle dut trois fois s’incliner face à l’intouchable Japonaise Atsuko Wakai. La karatéka de l’Université de Kinki avait elle même salué la constance de la Française à l’époque, visiblement sincère : « Myriam est magnifique à regarder ».