Championnat de France 1ère Division 2012

Le dernier test

Juste au lendemain des championnats d’Europe, l’élite française était réunie pour des championnats de France de transition, juste avant les championnats du monde. De transition, sans doute, mais pas sans influence. Revue des troupes. Textes : E. CHARLOT, O. Remy et J. BOUET / Photos : D. Boulanger Lucile Breton

Lucile Breton : une outsider qui a pris sa chance.

Il fallait être costaud physiquement et mentalement pour se concentrer sur l’obtention d’un titre national quelques jours seulement après être revenu de championnats d’Europe décisifs pour les futurs championnats du monde de Paris, lesquels occupent tous les esprits déjà depuis des mois. Et ne pas passer trop largement à travers ce championnat « entre deux » sous peine d’être déstabilisé au moment de se concentrer sur le titre mondial, voire contesté par d’autres, tous prêts au hold-up. Les titulaires de l’équipe de France ont globalement répondu présent, sachant même, dans le cas de Johan Lopes (-60 kg) par exemple, profiter de l’occasion pour se refaire une santé. Être champion de France à défaut d’être champion d’Europe, c’est une bonne façon de réagir. Être champion d’Europe et champion de France, c’est un privilège permis au seul William Rolle, qui a su montrer à la Halle Carpentier qu’il avait encore gagné en maturité. Chez les filles, seules les -61 kg avaient le billet de sortie. En l’absence de la championne d’Europe, Lolita Dona, Lucile Breton, victorieuse des 2e div’ quelques jours plus tôt, se met en valeur. Les autres catégories sont sous contrôle. Fanjat garde le cap en -68 kg, Nadège Ait Ibrahim se maintient en +68 kg même si elle est battue par Ruth Soufflet et les jeunes médaillées européennes, Recchia et Lucie Ignace, confirment qu’elles sont dans une excellente dynamique. Chez les garçons, certaines catégories étaient dans le flou au lendemain des championnats d’Europe… et elles le restent au soir de cette étape de transition que représentent ces championnats de France. Si Kenji Grillon confirme que son changement de catégorie, des -75 kg au -84 kg est plutôt réussi, comme aux championnats d’Europe il ne prend que le bronze, laissant au Parisien Mickaël Serfati la joie d’un titre et la perspective de rester un recours possible pour une prestation individuelle aux championnats du monde. En -75 kg, le départ en vrille de Davy Dona se confirme – lui qui avait pourtant réussi un remarquable retour – avec un deuxième échec consécutif à celui de Ténérife. Cette perte de contrôle à quelques semaines du rendez-vous parisien offre une très belle carte à jouer à Nabil Kherfi qui retourne au sein du collectif France avec une possibilité non négligeable de prendre le pas sur Dona, malgré tous les points que celui-ci a marqué ces derniers mois. Enfin les cartes sont rebattues en +84 kg où Ibrahim Gary persiste à faire douter de lui après sa cinquième place européenne. Battu une nouvelle fois alors qu’il dominait la catégorie depuis deux ans, il ouvre la porte aux ambitieux.

Équipe Femmes
AS Amicale Sportive Sarcelles bat en poule l’Impact Karaté Académie de Marseille, le CACV Karaté Combs la Ville et le KC Colombes. Finale : Sarcelles bat Samourai 2000 – Le Mans 1-0 (Maeva Samy – Le ïla Heurtault 0-0 / Lamya Matoub – Marie Prouille 1-1 / Tiffany Fanjat – Manon Leroy 1-0

Équipe Hommes
AS Amicale Sportive Sarcelles bat en poule l’ADB Karaté Garges , le Club Arlésien, le SKC Toulouse , et le KC Colombes . Finale : Sarcelles bat Le SIK Paris 3-0 (Ibrah im Gary – Moustapha N’Diaye 2-0 / William Rolle – Florian Malguy 7-2 / Tim Petersen – Mickae l Serfa ti 5-0)

Sarcelles est plus que jamais le club dominant en France. Intouchables chez les garçons avec un groupe entièrement composé d’internationaux, dont le champion d’Europe William Rolle, il écarte une fois encore Colombes en tableau et Paris en finale, sans être vraiment inquiété, notamment par les Parisiens qui passent un peu à côté. Sixième titre d’affilée pour le groupe masculin de Sarcelles et nouveau doublé du club du Val d’Oise, car les filles, comme en 2011 et 2010, emportent elles aussi le titre. Efficace, c’est Tiffany Fanjat qui apporte le point décisif contre Colombes en tableau et contre Samouraï 2000 Le Mans, en finale.


 Les femmes

-50kg
Recchia en patronne !
Alexandra Recchia (Budo Club Savigny-sur-Orge ) bat Challat (ADB Karaté Garges ) 8-0 / Attioui (SKC des Maures – Plan de la Tour – Côte d’Azur) 4-0 / Vallée (COS Villers Karaté – Lorraine) 6-0 / Finale : bat Emily Thouy (Budokan Karate Orléans) 4-1

Forte de sa belle médaille européenne, la première de sa carrière en seniors, Alexandra Recchia ne faiblit pas, au contraire. Elle est même en pleine forme ! 18-0 pour arriver en finale, où elle rencontre la championne d’Europe juniors 2009 et championne de France espoirs en titre, Emily Thouy, laquelle a écarté Betty Aquilina, la rivale habituelle de Recchia. La finale est vive, largement en faveur de Recchia. Son quatrième titre, déjà.

-55kg
Cette fois les «france»
Lucie Ignace (Karaté Shotokan Club de Bras Panon – Réunion) bat Diminutto (Kodokan Est Rixheim) 3-0 / Dordre (Batiment et Travaux Publics Nice) 7-0 / Payen (KC Beaune) 2-0 / Finale : bat Laura Cruaux (COS Villers Karate – Villers les Nancy – Lorraine) 1-0

Un troisième titre déjà, pour Lucie Ignace, qui réussit une parfaite OPA sur une catégorie sur laquelle elle avait déjà mis la main au niveau national, mais où elle venait juste d’obtenir sa première grande sélection internationale. Après une médaille très prometteuse, et en l’absence d’Aurélie Calinzingoue, blessée, elle n’est jamais en danger sur le championnat, dominant en finale la championne de France juniors 2011 et espoirs 2012, Laura Cruaux, qui fait sa deuxième médaille seniors consécutive.

-61 kg
la surprise breton
Lucile Breton (Issei Dojo St Brieuc) bat Le Sehan (KC Colombes ) 1-0 / Thiebaut (Impact Kara té Club) 1-0/ Agier (Karaté Club Semurois) 2-0 / Finale : bat Lamya Matoub (Association Amicale Sportive Sarcelles) 3-0

Toujours classée, jamais gagnante, la Bretonne Lucile Breton, trois fois en bronze ces trois dernières années, saisit l’opportunité, en l’absence de Lolita Dona, pour se mettre en valeur et prendre ce titre après lequel elle court depuis un moment. Econome sur les points, elle domine en demie la meilleure juniors du moment, Alizée Agier, vice championne du monde juniors 2011. En finale, alors qu’on s’attend à ce que Lamya Matoub, trois fois de suite finaliste contre Lolita Dona en 2011 et 2010, profite de l’occasion, elle est très bien prise par Lucile Breton, qui reste très mobile pour éviter l’allonge de la vice championne d’Europe espoirs 2012 avant de lui en planter trois dans la dernière minute. Une occasion ratée pour Matoub.

 -68 kg
l’essentiel pour fanjat
Tiffany Fanjat bat Feliciano (SMOC Karaté) 3-0 / Chastel (KC Colombes ) 4-0 / Allard (Karaté Club de Petite Forêt – Flandre Artois) 2-0 / Finale : bat Alice Semellier (Fontenay Karaté Shotokan – Fontenay le Comte – Pa ys de Loire) 5-0 aux drapeaux.

Elle n’avait pas gagné ce championnat depuis 2008. Elle a qui l’on reproche parfois d’être trop sobre en attaque, marquait neuf points pour arriver en finale, où elle n’était pas, cette fois, opposée à sa grande rivale Sonia Fromager, Fromager, surprise par Cynthia Bonte, mais à Alice Semellier, qui attrapait ainsi sa première finale. Elle n’osait pas assez et laissait la championne du monde occuper le centre et attendre. À ce jeu, Tiffany Fanjat récoltait les cinq drapeaux de la décision. Finaliste des championnats d’Europe et désormais championne de France, Tiffany Fanjat est plus que jamais au coeur du jeu.

+68 kg
soufflet inspirée
Ruth Soufflet (Mistral Elite – Villeneuve les Avignon – Languedoc Roussillon) bat Hassouni (Saint- Florentin – Bourgogne) 4-0 / Menteyne (Zanshin Dojo Martigues) 1-0 / Prouille (Samouraï 2000 Le M ans) 4-1 / Finale : bat Nadège Aiït-Ibrahim (Le Grand Samouraï – Côte d’Azur) 3-0

Elle l’avait déjà fait en 2009, elle récidive en 2012 : Ruth Soufflet se hisse en finale – en dominant au passage Marie Prouille, victorieuse de la coupe de France – et bat la vice championne du monde Nadège Aït- Ibrahim, tout juste revenue des championnats d’Europe avec une médaille de bronze. Impétueuse, mais imprécise, Nadège Aït- Ibrahim avançait résolument sur sa partenaire en équipe nationale, qui la connaît parfaitement, et se faisait sanctionner trois fois en contre.

La parole à…

Alexandra Recchia, victorieuse en -50 kg
« Reconquérir mon titre »

« Ma finale n’était pas facile contre Émily Thouy qui est une amie du pôle, on se connaît par coeur. Mais il fallait mettre cette amitié de côté le temps d’un combat et c’est ce que nous avons fait. Je pense que ça a donné une belle finale. Ça me tenait à coeur de reconquérir mon titre perdu l’an dernier. Je fais une belle journée, durant laquelle je ne prends aucun point. Après ce titre et ma médaille de bronze à Ténérife (aux championnats d’Europe, NDLR), je pense avoir gagné ma place pour les championnats du monde. »

Lucie Ignace, victorieuse en -55 kg
« Une marge de progression importante »

« Je me sentais bien, relâchée aujourd’hui. D’ailleurs, je ne prends pas de point de la journée. Les cinq heures de repos avant la finale m’ont fait du bien, j’ai pu me reposer. Cette finale contre Laura Cruaux était tactique, je suis contente de m’en être sortie car je ne me suis pas beaucoup entraînée entre les révisions de mon BTS et les championnats d’Europe. Cette finale me montre que j’ai encore une marge de progression importante. »

Lucille Breton, victorieuse en -61 kg
« Très satisfaite »

« Cette journée s’est déroulée comme je l’espérais. Je n’ai pas fait de combats flamboyants mais j’ai fait le boulot jusqu’en finale. Cette finale, je l’ai prise très au sérieux, face à une adversaire difficile à prendre. Je pense avoir adopté la meilleure tactique durant ce combat. Je suis très satisfaite. »

Tiffany Fanjat, victorieuse en -68 kg
« Je ne me suis pas lâchée »

« Ma compétition s’est bien passée, avec peu de combats à faire. J’ai été relativement détendue toute la journée, ce qui m’a permis de mettre en place ce que j’avais prévu. Ce n’était pas facile de retrouver des sensations car nous avons eu une semaine de coupure après les championnats d’Europe. Le seul combat qui me déçoit, c’est cette finale, je ne me suis pas lâchée. La victoire est là et c’est le plus important mais il y a encore du travail à accomplir. »

Ruth Soufflet, victorieuse en +68 kg
« J ’avais tout à gagner »

« J’étais super motivée à l’idée de disputer ce championnat de France. Je voulais montrer que je suis là, que j’ai ma place en équipe de France, après la déception des championnats d’Europe. Toute la journée, j’ai combattu en me disant que je n’avais rien à perdre mais tout à gagner et ça a payé. »


Les Hommes

-60 kg
Lopes reprend le cap
Johan Lopes (CSA Hauts de Rueil) bat Homel (Chanteheux Karaté-Do) / Boudaut (Académie Karaté Niort) 7-0 / Chakroun (Dojo de Par is) 8-0 / Finale : bat Sofiane Ainine (Budokan Karaté Orléans) 3-0

Johan Lopes pouvait être démobilisé par sa frustration des championnats d’Europe et peut-être mis en danger sur le plan national… mais le combattant des Hauts de Rueil est dur à déstabiliser. Il parvient sans difficulté en finale, malgré la belle opposition de Fayçal Abbadi en demie. En finale, Sofiane Ainine. Il a écarté le jeune impatient Antoine Cuenca, finaliste de la coupe et du dernier championnat de France et compte réussir la même finale qu’en 2009, année où, encore junior, il bat Lopes en finale. Mais Lopes, concentré, se libère en fin de combat par trois touches nettes. Johan Lopes affirme son statut, mais Sofiane Ainine revient dans la lumière.

-67 kg
un grand classique
William Rolle (AS Amicale Sportive S arcelles) bat Bonelli (Full Karaté Académie M arseille) 3-1, Bouhal (SIKC Paris) 4-0 / Kahoul (Samourai 2000 Le M ans) 2-0 / Finale : bat Mathieu Cossou (AS Amicale Sportive Sarcelles) 3-2

Le scénario est rodé, mais comme toutes les bonnes séries, on ne s’en lasse pas. Mathieu Cossou rejoindra-til William Rolle en finale, et si oui, cette fois, parviendrat- il à le surprendre ? Malgré leur engagement aux championnats d’Europe, et la victoire de William Rolle à cette occasion, les deux frères ennemis sont fidèles au rendez-vous. Manifestement fatigué, Rolle ne brille pas dans son parcours, mais, alors qu’il est surpris d’entrée par un coup de pied au corps de Mathieu Cossou, il trouve les ressources pour un ura-mawashi de classe. 2012, l’année Rolle ?

-75 kg
kherfi : et si c’était lui ?
Nabil Kherfi (Sen no Sen Vénissieux) bat Boughardain (Karaté Académie Marseille) 4-0 / Guiraud (Shaolin Karaté Balma St Exupéry) 2-0 / Vincent (ASPTT Dijon Karaté) 3-2 / Rghioui (Shotokan Karaté Alésien) 3-2 / Finale : bat Dimitri Deniau (Samouraï 2000 – Le Mans) 2-1

Une catégorie bouleversée par l’absence de Kenji Grillon, parti à l’abordage des -84 kg… et par la disparition rapide de Davy Dona, mal remis de sa terrible désillusion de Ténérife, et surtout très habilement pris par Dimitri Deniau qui le touche d’entrée d’un coup de pied. Le Manceau semble en mesure de l’emporter après avoir sorti le champion en titre et un autre homme fort, le Parisien Drame, mais le Lyonnais Kherfi réussit de son côté un gros parcours en sortant les autres « clients » du moment, le Dijonnais Vincent, l’Alésien Rghioui. Finaliste l’année dernière contre Grillon, et déjà en 2010 contre Drame, et déjà en 2009 contre Gautier, c’est lui qui emporte finalement la timbale dans un championnat costaud, une finale serrée. Dans le flou actuel de cette catégorie, c’était le bon moment.

-84 kg
serfati avait préparé le coup
Mickael Serfati (SIK Paris) bat Mackpayen (École Karaté Shotokan Tinqueux) 2-0 / Diarra (Judo Club Lyonnais) 3-0 / Dona (Club de Karaté Budokan Thiais) décision / Finale : bat Adrien Gautier (KC Colombes ) 2-0

Superbe numéro du combattant de Colombes, Adrien Gautier, champion en titre (après avoir déjà gagné en 2009 dans la catégorie inférieure), qui sortait d’un coup de pied l’international Taumotekava de retour après son opération du genou, le médaillé des championnats d’Europe -21 ans 2012 Medhi Lakehal et le nouveau médaillé européen de la catégorie, Kenji Grillon. Mais c’est le Parisien Mickael Serfati, vainqueur de Larry Dona aux drapeaux, qui touchait par deux fois, assurant son premier titre national seniors. Une montée en puissance pour le vice-champion d’Europe 2010 des -21 ans.

+84 kg
choc des générations
Nadir Benaissa (Shotokan Karaté Alésien) bat Saman (Budonkan Karaté Orléans) 4-1 / Voltat (Karaté Club de Rosenau – Alsace) 2-0 / Haddad (Mawashi Karaté Club de Cambrai) 2-0 / Finale bat Salim Bendiab (Karaté Club de Condé/Escaut) 3-2 aux drapeaux

Une finale ratée par le jeune Salim Bendiab, champion d’Europe 2012 des -21 ans permet à Nadir Benaissa, guère plus actif sur ce combat, mais désigné vainqueur par les arbitres, d’emporter son premier titre après une finale l’année dernière (à la coupe) et une médaille deux ans plus tôt au championnat. Une courbe intéressante dans cette catégorie où le leader incontesté Ibrahim Gary, s’incline au premier tour.

La parole à…

Johan Lopes, vainqueur en -60 kg
« Une journée longue »

« C’était une journée longue car les combats ont débuté à 9 heures. Je suis content de ne pas avoir pris de points durant les éliminatoires. C’est une petite renaissance après mes échecs aux championnats d’Europe et aux « France » l’année dernière. Ces échecs m’ont servi lors de ma finale que je gagne sur le plan mental. »

William Rolle, vainqueur en -67 kg
« À l’expérience » 

« J’étais vraiment pas incisif sur la journée, je l’ai joué à l’expérience tout au long de la compet’ car je devais être à 60 % de mes capacités. Je m’y attendais un peu car je sors des championnats d’Europe qui m’ont coûté sur les plans mental et physique. Mais je me devais de gagner, surtout en arrivant avec le statut de champion d’Europe. La finale contre Mathieu (Cossou) a été difficile car il est expérimenté mais c’est passé et c’est bien là l’essentiel. »

Nabil Kherfi, vainqueur en -75 k
« Apte pour les challenges qui arrivent »

« Ma compétition a été crescendo, j’ai pris les combats les uns après les autres, ce n’était pas simple de se réadapter à chaque combattant. Là où je suis content, c’est sur ma capacité à être à 100 % tout au long de la journée. Mais cette victoire, je la dois aussi à mes soutiens venus en nombre qui me poussent à voir plus loin. Je pense être apte pour les challenges qui arrivent.»

Mickael Serfati, vainqueur en -84 kg
« Super bien préparé »

« Je suis arrivé à ces championnats super bien préparé. J’avais faim, je voulais montrer que j’avais ma place en équipe de France, après la sélection pour les championnats d’Europe, dans laquelle je ne figurais pas. Je me suis très bien senti dans ma finale contre Adrien Gautier, qui m’avait battu l’année dernière en demi-finale. La différence s’est faite sur le plan physique, c’est ma préparation qui m’a permis de devenir champion de France. »

Nadir Benaïssa, vainqueur en +84 kg
« Pas facile d’être au top sur ces championnats »

« Ce n’était pas facile d’être au top mentalement et physiquement sur ces championnats de France car ils arrivent en fin de saison. Ma finale ? Je l’ai gagnée au mental. C’était plus facile de combattre contre Salim (Bendiab ndlr ), car c’est un ami, nous nous entraînons tous les jours ensemble. Le titre se joue au drapeau et je pense que c’est la meilleure fin car nous sommes vraiment très proches. »