Paris 2012

Ce qu’il faut savoir

 

 

à vos billets !
Depuis le 4 avril dernier, le grand public peut réserver ses places pour les championnats du monde. Pour mémoire, il existe plusieurs moyens d’acheter votre billet. Par internet d’abord, en vous rendant sur les sites www.bercy.fr, www.ticketnet.fr, www.fnac.fr ou sur la rubrique billetterie du site officiel de la compétition : www.karateparis2012.com
Vous pouvez aussi vous rendre dans vos points de vente habituels (Fnac, Virgin, Cultura, Auchan, Carrefour…) ou appeler le 0 892 390 490 (0,34 €/min).

Les mondiaux format XXL
Cette affiche vous dit quelque chose ? Si vous êtes Francilien, vous l’avez sûrement déjà croisée. Depuis le 11 avril dernier, la campagne de promotion des prochains championnats du monde a envahi la capitale avec ces affiches grand format. À noter parmi les derniers partenaires ayant rejoint l’événement, la présence de trois grands médias : L’Équipe, RMC et la chaîne France O, disponible sur la TNT. Ça monte en puissance !

Les championnats du monde sont sur :


Dans le rétro

Laurence Fischer, chef de file !
Deux titres mondiaux individuels, à Rio en 1998, puis en 2006 à Tampere (Finlande) et un par équipes en 2000, de tous les podiums individuels en 2000, 2002 et 2004… Laurence Fischer, retirée des tatamis depuis cinq ans et qui exerce désormais son talent au théâtre, fut sans aucun doute la combattante emblématique des années 2000. Également championne de France des +60 kg de manière ininterrompue durant une décennie (1996 à 2006), cinq fois championne d’Europe, elle a mené la très belle génération des Patricia Chéreau, Nadia Mécheri et autre Nathalie Leroy, grâce à des techniques de jambes magnifiques, en particulier un mae-geri à couper le souffle.


ChroniK’ Karaté

Au cœur de l’équipe de France
Depuis le début de l’année la FFKDA vous propose d’entrer dans l’intimité de cinq membres de l’équipe de France grâce au projet ChroniK’Karaté. Le principe ? Une vidéo est postée chaque semaine sur KaratéParis2012.com. Vous pouvez ainsi suivre les stages, entraînements, compétitions et surtout apprendre à mieux connaître les cinq karatékas qui se sont prêtés au jeu : Nadège Aït- Ibrahim, Lolita Dona, Nadir Benaïssa, Jonathan Plagnol et Ibrahim Gary.


Mes championnats du monde par…
Nadir Benaïssa

« Une chance unique »
Cela fait quelques années déjà que Nadir BenaÏssa est un des leaders de l’équipe de France. En bon capitaine, il reste lucide, tout en attendant l’automne avec impatience.

« Les championnats du monde, je les vois du point de vue d’un karatéka. Notre sport est non-olympique, donc le mondial, c’est l’échéance à ne pas manquer, le jour où l’on doit être présent. J’avais déjà eu la chance de participer aux championnats du monde organisés au pays du karaté, à Tokyo, en 2008. Mais là, ce sera à Bercy, en France, c’est une chance unique dans une carrière ! En fait, à part l’Open de Paris, je n’ai jamais combattu à domicile dans des tournois internationaux. On n’ose pas encore trop parler de ces championnats du monde dans le groupe France à cause des championnats d’Europe de Tenerife au mois de mai prochain. Il ne faut pas se tromper d’objectif. Les « monde » c’est un objectif majeur, mais encore à moyen terme. On sait aussi que l’impression qu’on laissera à nos adversaires lors des championnats d’Europe va être très importante. On a un groupe qui vit ensemble depuis 2008 : on a connu des choses très difficiles, de belles victoires aussi comme notre titre de champions du monde universitaires en 2010 ou même la finale européenne de 2011. Ça facilite la cohésion. On a vraiment un groupe soudé. Récemment, on a intégré des jeunes comme Salim Bendiab et Azdin Rghioui, qui n’ont pas vécu tout ça mais ils ont les crocs : ils apportent de la jeunesse, de la fraîcheur. Ils peuvent faire de belles choses. Le titre par équipes ? Tout le monde le veut. »  P.A.


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C’est le nombre de victoires par équipes combat que tentera d’atteindre, au minimum car on peut aussi croire raisonnablement à l’or mondial pour les masculins et pour l’équipe féminine, tenante du titre. Pour mémoire, les masculins l’ont emporté à six reprises (1972, 1994, 1996, 1998, 2000 et 2004) contre deux aux féminines (2000 et 2010).


Le témoin Monique Amghar,
championne du monde 1990 des -60 kg

« Les copains plus heureux que moi »
C’est dans l’atmosphère étouffante de Mexico et ses 2 250 mètres d’altitude, que Monique Amghar a remporté l’épreuve de kumite individuel féminin des -60 kg aux mondiaux de 1990. Un coup de maître pour une première participation pour celle qui fut aussi championne d’Europe en 1996. Vingt ans après, elle revient sur son aventure. Un titre inattendu.

Ce titre, Monique Amghar ne s’y attendait pas, même si elle se rendait à Mexico avec un objectif bien précis : « J’étais entrée en équipe de France en 1985 et mon but était alors de disputer une grande compétition internationale. Cinq ans plus tard, on y était. Je suis arrivée très bien préparée à ces mondiaux, prête à faire un podium pour rendre ce qu’on m’avait offert en me sélectionnant pour cette compétition. C’était l’état d’esprit de l’époque. Il y avait une sorte de responsabilité à représenter la France. Il fallait se sortir les tripes même si je ne pensais pas être championne du monde tout de suite. » La Française se souvient d’une compétition très éprouvante physiquement : « J’ai souffert de l’altitude. Tous mes combats ont été difficiles. Bizarrement, je dirais que la finale a été le combat le plus simple car j’avais eu le temps de me reposer après les demi-finales. » Quelle sensation au moment de devenir championne du monde ? « Je n’ai pas réalisé tout de suite, j’ai eu l’impression que les copains étaient plus heureux que moi. C’est quand on décompresse que l’on prend véritablement conscience qu’on est la meilleure au monde. Pour tout dire, c’est un sentiment assez particulier. Mais la vie continue. » Une vie désormais presque comme les autres où Monique Amghar partage son temps entre son travail d’éducatrice sportive et une fonction d’entraîneur dans sa ville de Cambrai, dans le Nord. Les championnats du monde 2012 à Paris, elle ira si elle « en a le temps, mais je devrais le trouver, je suis toujours passionnée… Même si je dois avouer quelques lacunes concernant l’équipe de France actuelle. Je ne connais pas bien cette jeune génération, hormis Ibrahim Gary, dont l’entraîneur a fait les championnats du monde avec moi en 1990. » Un pronostic ? « Je pense qu‘ils vont faire de grandes choses car ils vont combattre chez eux, la sensation de combattre pour son pays y sera démultipliée. » recueilli par julien bouet