Championnat de France Vovinam

Des sourires et des regrets

À Paris, le championnat de France vovinam des 24 et 25 mars a décerné onze médailles d’or 2012, dont deux à Emmanuelle Barré, technicienne de Villepinte en Quyen avec et sans armes. Mais la question du nombre de participants est posée.

E. CHARLOT / PHOTO : SYLVIE HUCHAN

La salle parisienne rénovée de l’annexe de la Halle Carpentier recevait fin mars les techniciens et les combattants du vovinam pour les championnats de France. Une journée ensoleillée et bien « mise en bouche » par le traditionnel et chaleureux défilé des clubs au rythme du chant du vovinam. Mais si la rencontre était animée et de bon niveau samedi pour les techniciens et dimanche pour les combattants, elle ne permettait pas aux organisateurs ni aux compétiteurs d’esquiver la frustration de ne pouvoir décerner à tous les vainqueurs un titre « officiel » de champion de France, faute du nombre d’inscrits requis par catégorie, à savoir au minimum huit. Une frustration qui rend très actuelle la réflexion voulue par la Direction Technique Nationale – et exprimée par ces mots du DTN Dominique Charré dans les pages de ce magazine en mars dernier : « nous sommes arrivés à un consensus avec les différents styles des arts martiaux vietnamiens pour faire évoluer les choses vers la création d’un unique championnat de France regroupant tous les styles ». Sur les cinquantetrois inscrits à la FFKDA, ils étaient vingt-sept à avoir fait le déplacement. Un déficit qui s’explique, pour Georges Méchain, coordinateur national des compétitions vovinam : « La dynamique sportive impulsée par la FFKDA peut être intimidante, surtout pour une discipline comme la nôtre où les K.O. sont autorisés. Mais j’incite tous les clubs à travailler pour proposer des compétiteurs de bon niveau dont nous avons besoin pour une dynamique nationale ». Malgré tout, le championnat a permis à de beaux champions de niveau international de se distinguer. On retrouvait parmi eux Emmanuelle Barré de Villepinte, victorieuse en Quyen avec armes et à mains nues et encore la figure d’expérience, le leader Vicens Noll de Cruas, victorieux en Quyen avec armes devant Johann Leleu de Roissyen- Brie, mais il s’inclinait en Quyen à mains nues devant Rithya Seng de Limoges Centre, et il était battu en finale du duo Song Luyen mains nues avec son compère de club Nicolas Uchan, par la paire de St-Berthevin, Bruno Pereira et Maxime Vigeant. En cadet masculin, c’était Antoine Prunier de Limoges Elan Sportif qui décrochait le titre de Quyen à mains nues, tandis que Jérôme Clautour de Linars-Fleac s’imposait en juniors dans la même épreuve. En combat, seuls deux champions de France étaient intronisés : en moins de 75 kg, Samir Zaaj, de Noisiel, et Stéphane Viala de Cruas en 84 kg et plus. Avec six médaillés nationaux, pour un titre, Linars-Fleac terminait premier club au nombre de médailles officielles, mais c’est le club de Vicens Noll, Cruas, qui terminait premier aux nombres de finale (5) pour deux titres.