Championnats du monde de karaté 2012

Paris 2012 ce qu’il faut savoir

Le compte à rebours est lancé avant l’événement de l’année 2012. Et la FFKDA prépare aussi l’événement pour le faire vivre à ses licenciés avec passion. Le site officiel de ces XXIe championnats du monde est donc en ligne depuis quelques jours : www.karateparis2012.com Ce que vous allez y trouver ? Toutes les infos pratiques sur la billetterie et le programme détaillé de la compétition, mais aussi l’ensemble de l’actualité des membres de l’équipe de France, un retour en analyses et en images sur les moments forts des précédents championnats du monde depuis la première édition en 1970, des chroniques vidéo exclusives de Jonathan Plagnol, Lolita Dona, Ibrahim Gary, Nadir Benaïssa et Nadège Aït-Ibrahim. Pour suivre l’actu des championnats du monde au quotidien et des athlètes de l’équipe de France, les championnats du monde 2012 ont aussi leurs relais sur les réseaux sociaux :


Dans le rétro
L’équipe de France féminine championne du monde kata 2002

À Madrid, l’équipe kata de Jessica Buil, sa soeur Sabrina et Laëtitia Guesnel décroche son deuxième titre mondial après celui obtenu à Münich en 2000. De l’or pour la France qui repart d’Espagne avec onze médailles dont trois titres, avec ceux de Yann Baillon et de Nathalie Leroy en combat.


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C’est le total de médailles de la France lors des championnats du monde 2002, il y a tout juste dix ans, organisés à Madrid, en Espagne. Si l’Espagne remportait, cette année-là chez elle, les titres masculins et féminins par équipes dans une atmosphère très tendue, c’est bien la France qui terminait en tête au classement final des nations avec trois titres (Kata féminin, Yann Baillon et Nathalie Leroy), trois médailles d’argent (Myriam Szkudlarek, Cécil Boulesnane et Kumité féminin par équipes) et quatre de bronze (Messaoud Hammou, Seydina Baldé, Nadia Mécheri et Laurence Fischer).


Mes championnats du monde par…
Lucie Ignace
« Imiter Tiffany Fanjat »
Particulièrement heureuse d’apprendre sa sélection pour les championnats d’Europe de Ténérife , la jeune Lucie Ignace (19 ans ) espère aussi être dans le groupe France au moment des championnats du monde. Bercy 2012, la jeune Réunionn aise ess aye néanm oins de ne pas trop y penser…

« J ’essaye de prendre les objectifs les uns après les autres car, en général, quand je me fixe un but trop éloigné, je me mets de la pression inutile et j’échoue. Les « monde », j’y pense un peu, mais pas trop car je ne veux pas être trop déçue si je ne suis pas sélectionnée. Sans doute une histoire de vécu… Je me souviens en effet des championnats du monde espoirs auxquels j’ai beaucoup pensé. Au final, quand j’ai appris que je n’étais pas sélectionnée, j’étais dégoutée. J’ai pris un gros coup au moral, et je veux éviter de revivre cette situation qui n’apporte pas grand-chose de positif. Forcément, si je ne suis pas à Bercy pour ces championnats du monde en France, je serai déçue. C’est énorme, ça fait rêver ! Quand je pense aux championnats du monde, c’est la photo de Tiffany Fanjat dans Officiel Karaté, après son titre de championne du monde, qui me vient. Elle avait son doigt pointé sur le globe, pour signifier qu’elle était championne du monde. C’était fort ! J’aimerais pouvoir faire la même photo ! Ça sera compliqué, mais bon… Sinon, je ne connais pas Bercy, je n’y suis jamais allée et je n’ai jamais envisagé une compétition de karaté dans une si grande enceinte. Ce sera beau… Encore plus si j’y vais ! Si je suis sélectionnée, j’aurai tout à gagner. Les gens me disent que je peux être championne du monde, mais je ne les crois pas. Je me sous estime parfois, mais j’aime bien avoir l’avis des gens. Ils me parlent des championnats du monde depuis presque un an ! Cela va forcément faire partie, d’une manière ou d’une autre, de notre histoire et de notre carrière. »


Le témoin
Jean-Luc Montama, Champion du monde des +80kg en 1980

« Remporter les équipes »

Novembre 1980, Palacio de Deportes de Madrid. 8000 personnes hurlent leur soutien au champion d’Europe espagnol Juan Pedro Carbila. Lui et son gyaku, du haut de ses 24 ans, n’en font qu’une bouchée. Jean-Luc Montama devient ce jour là le premier champion du monde individuel de l’histoire du karaté français. Ce petit prince des tapis d’un mètre quatre-vingt-dix a ensuite stoppé sa carrière de manière inattendue. Reconverti en coach sportif, le discret Jean-Luc Montama, acteur à ses heures, reste un passionné. Trente ans après son titre, il livre son expérience de champion du monde.
Ce graal décroché il y a trente ans, Jean-Luc Montama s’en souvient : « C’est une compétition pour laquelle je m’étais beaucoup préparé. J’avais fait un travail technique très important. Mais surtout, je suis arrivé avec une excellente préparation physique. Cela ne m’a pas empêché de revoir un peu ma copie dans ce contexte international : à cette époque en effet, le karaté mondial était assez restrictif sur les techniques de jambes. Mais cela faisait ma force au niveau européen et m’avait permis de remporter déjà plusieurs médailles au niveau continental (vice champion d’Europe Open en 1979 et des +80kg 1980, médaillé de bronze des -70kg en 1997, NDLR). Il m’a donc fallu revoir ma stratégie. » Un homme aussi élégant qu’effacé, qui avoue ne pas avoir cherché à devenir champion, aussi étonnant que cela puisse paraître. « Quand j’ai commencé à pratiquer à la Montagne Sainte-Geneviève en 1973 avec Raphaël Gaillarde, je ne l’ai jamais fait pour être champion du monde. C’est mon titre européen juniors en 1975, alors que je remplaçais le titulaire au dernier moment, qui m’a propulsé dans ce monde du haut niveau. Ma passion c’était d’enseigner, pas de gagner, explique celui qui dirige toujours des cours au Kangeiko KC Paris. J’ai donc remporté ces championnats du monde, un peu insouciant, au sein d’une équipe menée par Micho (Hugues Micholet, alors champion de France des lourds) qui a aussi fait 3e cette année là à Madrid derrière les Pays-Bas et l’Espagne qui l’avait emporté chez elle. Mais je ne suis pas nostalgique de mon époque. Le karaté est aujourd’hui devenu beaucoup plus rapide. Les athlètes sont mieux préparés, ils contrôlent mieux aussi. Cela a permis à notre sport de devenir plus spectaculaire et plus médiatique aussi.» L’édition 2012, s’y intéresse-t-il pour autant ? « Forcément. Le karaté français est un peu dans le creux de la vague, mais en France, tout est possible. Pour que ça marche, il faut y croire. Le plus beau serait de remporter le titre par équipes. C’est vraiment le signe le plus fort. J’y serai pour y croire. »