Dominique Charré

Rien ne vaut l’or

DOMINIQUE CHARRÉ DTN DE LA FFKDA

Les championnats du monde en Malaisie ont vu la France être sacrée « championne du monde » à la fois dans la compétition des combats avec Agathe Duval et dans celle des katas de Marie Bui, Marie Hervas et Jessica Hugues. Deux vraies belles satisfactions. Mais deux médailles d’or, c’est maigre. C’est même insuffisant lorsqu’on remarque qu’on était qualifié pour cinq finales. Cela signifie juste qu’on en a perdues plus qu’on en a gagnées… C’est inquiétant lorsque l’on observe les Japonais qui remportent 4 médailles d’or dans les 4 compétitions individuelles des kata. C’est inquiétant aussi lorsqu’on assiste aux 4 finales remportées par les Turcs dès le premier soir de la compétition des combats. Depuis trois ans maintenant, dans les compétitions dans lesquelles elle est engagée, la France remporte beaucoup de médailles mais pas assez d’or. Nous devons renverser cette tendance. Il n’y a aucun obstacle technique ou mental qui nous en empêche. Il s’agit juste d’encadrer les derniers moments de compétition avec une rigueur accrue, sans faille aucune. Ça signifie qu’il faut éviter que les sportifs se dispersent, sans pour autant qu’ils éprouvent une pression paralysante. Ça signifie qu’ils doivent se sentir portés vers la finale sans qu’ils se sentent déresponsabilisés. Ça signifie qu’ils doivent être très confiants dans leurs qualités sans pour autant qu’ils s’exposent par la faute d’une assurance prétentieuse. Tout ça dépend donc d’équilibres subtils. Les ingrédients qui mènent à la victoire doivent être savamment dosés. Nous ne sommes pas loin d’avoir trouvé la bonne formule. Et il est temps. Dans moins d’un an, nous aurons notre rendez-vous historique, les réglages devront avoir été trouvés, expérimentés, éprouvés. C’est à cette condition que nous vaincrons, que nous rendrons ainsi hommage aux anciens champions et que nous ferons honneur à toute la famille du karaté français. J’ai confiance dans la capacité des entraîneurs et du directeur des équipes de France à sélectionner les sportifs qui auront les qualités techniques et mentales pour gagner. La dernière ligne droite du parcours commencera au début de l’année 2012 à l’Open de Paris constitué en étape de Premier League mondiale. Les Français y brilleront déjà, j’en suis sûr. Je formule le voeu que nous serons nombreux à les encourager et à les porter vers la victoire tant espérée. Je vous donne donc rendez-vous les 14 et 15 janvier prochains à Coubertin. Je compte sur vous tous.