N°43/ JUILLET 2011

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Championnats d'Europe

La France conquérante

Championnats d'Europe seniors

La France est de retour

Championnats de France combats élite

L'élite française assume et s'étoffe

Profight

Lancement réussi

Le haut niveau français se prépare

Tous tournés vers Paris 2012

la ligue du Languedoc-Roussillon

Le Languedoc dans l'arène

Compétition :
le Hétet Cup 9e édition

Hommage au passé et promesses d'avenir

Arts martiaux viétnamiens

5e championnats du monde de Qwan Ki Do

Zoom sur : l'École Bach-ho

Compétitions

L'actu des coupes de France de styles

Yakinobu Shimabukuro

« Aimer l'entraînement comme un débutant »

Séquence de bunkaï « bassaï sho »

avec Jean-François Tisseyre

Toutes les infos en direct

des ligues, des comités départementaux et des clubs

Francis Didier

L'art de la (bonne) distance

Minh Dack

« J'ai mon île dans le cœur »

Revivez l'intégralité des finales en vidéo…

 

Le parcours
des champions

 

-50KG BETTY AQUILINA

Provence KC Martigues

Elle bat R. Mohammad 8-0 Ι C. Sansenaqc 3-0 Ι L. Vallée (3e) 8-0 Ι A. Recchia (2e) 11-2

 

-55KG LUCIE IGNACE

Karaté Shoto Club de Bras Panon

Elle bat L. Cruaux (3e) 4-0 Ι A. Erihani 1-0 Ι L. Rahali Grasbia 8-0 Ι A. Calizingoue (2e) 6-3

-61KG LOLITA DONA

Club de Karaté Budokan Thiais

Elle bat L. Benmaiza 8-0 Ι K. Hemery 8-0 Ι S. Toumko (3e) 8-0 Ι L. Matoub (2e) 3-2

-68KG SONIA FROMAGER

Karaté Club Colombes

Elle bat C. Consales Bernier 3-0 Ι M. Trouilleau 1-0 Ι M. Fiorot 1-0 Ι F. Allard (3e) 5-0 Ι T. Fanjat (2e) 2-0

+68KG NADÈGE AÏT-IBRAHIM

Le Petit Samouraï Saint-Raphaël

Elle bat M Servonnat 4-0 Ι C. Mazeroi 5-0 Ι E. Turpin 5-0 Ι Anne-Laure Florentin (3e) 3-2 ΙRuth Soufflet (2e) 5-2

-60KG PIERRIC JOASSY

Chassieu Karaté Club

Il bat S. Pertron 9-3 Ι S. Ainine (3e) 4-1 /
S. Agoudjil 3-1Ι A. Cuenca (2e) 8-0

-67KG WILLIAM ROLLE

AS Amicale Sportive Sarcelles

Il bat S. Aouf (3e) 8-0 Ι A. Abdou Benhamouche 1-0 Ι M. Ajello 4-1 Ι H. Khaloul 8-0 Ι M. Cossou (2e) 5-3

-75KG DAVY DONA

Club de Karaté Budokan Thiais

Il bat C. Piault 8-0 Ι R. Alloux 4-1Ι H. Hamour 6-2 Ι B. Vincent (3e) 1-0 Ι N. Kherfi (2e) 6-5

-84KG ADRIEN GAUTIER

Karaté Club Colombes

Il bat W Merzaga 8-0 Ι S. Bottin 3-1 Ι T. Abdesselem 5-1 Ι M. Serfati 5-1 Ι C. Sioussaran (2e) 3-1

+84KG IBRAHIM GARY

AS Amicale Sportive Sarcelles

Il bat K. Hsaini 6-0 Ι N. Haddad 4-3 Ι F. Bottin (3e) 4-0 Ι / F. Malguy (2e) 2-0


TABLEAU DES MÉDAILLES

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L'élite française
assume et s'étoffe

COMPÉTITIONS : Championnats de France Élite Ι Paris-Coubertin Ι 28-29 mai 2011
Alors que l'équipe de France sortait tout juste d'un championnat d'Europe réussi, ses combattants ont assumé leur rendez-vous avec l'élite française. Si elle a parfois été bousculée, elle a globalement assuré et sort renforcée par l'arrivée de nouveaux prétendants.

Trois semaines après avoir sué sang et eau pour défendre les couleurs françaises à Zurich,et fait briller le karaté français à cette occasion, les combattants de l'équipe de France étaient tous à pied d'œuvre à Coubertin pour défendre leurs propres chances. La dure loi de la compétition de haut niveau…
Dans ce contexte pas toujours facile à gérer, les meilleurs ont été parfois en difficulté, mais ils ont globalement assumé leur statut et rassuré sur la solidité des hiérarchies actuelles.
Bousculée, elle le fut cependant cette équipe de France, notamment à travers ses médaillés. Ce qui n'est pas tellement surprenant car il n'est sans doute pas facile de digérer rapidement une telle réussite. C'est ainsi que Jean-Christophe Taumotekava, qui avait parfaitement assuré pour sa première sélection en individuel pour des championnats d'Europe, puisqu'il avait ramené l'une des trois médailles masculines, est battu à la décision par Tareq Abdesselem en -84 kg – l'une des catégories les plus ouvertes depuis le départ de Ludo Cacheux. Cédric Sioussaran, vainqueur de la coupe de France 2011, et champion de France en 2008 et 2009, est battu en finale par Adrien Gautier, champion de France 2009 des -75 kg, qui vient juste de monter dans cette catégorie. Une arrivée pleine d'autorité qui demandera confirmation. Un combat perdu aussi pour l'homme qui monte en -60 kg, Johan Lopes, vice champion d'Europe, champion en titre, mais débordé en demi-finale par le vice champion d'Europe juniors de Vénissieux, le jeune Antoine Cuenca sur le score impressionnant de 9 à 7… Lequel était finalement battu par un homme plus expérimenté, sans pression et en pleine forme, l'excellent Pierric Joassy. Antoine Cuenca ? Un jeune impatient qui n'est pas seul : sur les podiums, on retrouvait entre autres Serge Aouf (lui aussi de Vénissieux), Geoffrey Maillot, Tarik Lakehal, Laura Vallée (trois podiums seniors de suite !), Emilie Thouy, tous encore juniors l'année dernière, ou même la championne de France juniors 2010 et 2011, Laura Cruaux. Une dynamique jeune toujours signe de santé.
Les internationaux Kenji Grillon, Nabil Kherfi ou Mickaël Serfati n'emportent pas le titre auquel ils pouvaient prétendre, mais ils sauvent le podium, ainsi que Sofiane Ainine, qui revient progressivement à son niveau de 2009. Fidèles au poste, deux « Sarcellois » : William Rolle - toujours devant son camarade Matthieu Cossou - qui emporte son quatrième titre consécutif, et le poids lourd Ibrahim Gary, deux titres de suite, deux fois lui aussi devant Florian Malguy. Ils sont désormais des leaders enracinés au niveau national.

STABILITÉ CHEZ LES FILLLES
Chez les féminines, si l'opposition est active, la hiéarchie reste très immuable : quatre des cinq championnes en titre récidivent, et parfois contre la même finaliste. Si c'est d'ailleurs la même finale en -50 kg, c'est la seule qui soit inversée par rapport à 2010. Betty Aquilina domine avec beaucoup d'autorité Alexandra Recchia qui l'avait battue en finale l'année dernière et qui restait sur trois titres consécutifs.
En -55 kg les deux Réunionnaises Calizingoué et Ignace repoussent une nouvelle fois la toute récente médaillée européenne, la jeune Stéphanie Barré, et c'est Lucie Ignace qui gagne son deuxième titre consécutif. Dans le même profil, Sonia Fromager s'impose une seconde fois en -68 kg, cette fois contre la championne du monde 2008, Tiffany Fanjat. Ignace, Fromager, deux championnes qui s'affirment avec assurance et avec lesquelles il faudra sans doute compter. La championne du monde par équipes (et finaliste en individuel) Lolita Dona en est à trois titres de suite, et une seconde fois contre Lamya Matoub. Quant à la toute récente championne d'Europe (et vice championne du monde), Nadège Aït-Ibrahim, elle a été une nouvelle fois impressionnante en emportant son second titre, et en dominant en finale sa « rivale » Ruth Soufflet, championne de France contre elle en 2009 et membre de l'équipe de France.
Des championnats de France Elite 2011 qui confirment une belle maturation chez les garçons et le niveau élevé des féminines françaises actuellement.

DAVY DONA, LE RETOUR ?
« L'ouragan de Thiais », un surnom qui date de ses étourdissants débuts, a eu plusieurs vies de karatéka, plusieurs amours avec l'équipe de France. On se rappelle de lui prometteur médaillé mondial junior 2001, puis irrésistible champion de France et immédiatement récompensé d'un titre européen dans sa catégorie des -60 kg. On se rappelle aussi des temps plus difficiles, combats perdus pour manque de contrôle, déconvenues en équipe de France et relations tendues avec l'encadrement, et la mise en retrait par l'arrivée d'un William Rolle dans « sa » catégorie. On se rappelle aussi sa capacité à revenir en frappant très fort, comme en 2007 avec un doublé -60 kg et Open aux championnats de France ! Depuis, la magie paraissait un peu voilée, comme la volonté de ce « caractère » de montrer à tout le monde ce qu'il vaut. Trop lourd pour les -60 kg, barré en -67 kg, finaliste en 2009 en Open, mais battu par Ibrahim Gary… Pourtant, en cette année 2011, le voici de retour ! Vainqueur de la coupe de France en -75 kg, catégorie forte, mais où rien n'est encore complètement établi, il récidive aux championnats de France. Voici un Davy Dona à nouveau vainqueur, mais aussi tout en contrôle, calme sur le tapis, même quand la situation se durcit, et pondéré dans ses propos « d'après match ». Il sut, au micro de David Félix qui l'interrogeait dans la salle de Coubertin, faire acte de candidature discrète pour l'équipe de France en affirmant son respect des règles de qualification… Un nouveau Davy Dona. En 2011, l'ouragan de Thiais a 29 ans. L'âge de la sérénité. En 2012 celui de la consécration définitive ?

ÉQUIPES : SARCELLES, LES PLUS FORTS
Cela fait désormais cinq ans consécutivement que Sarcelles gagne le titre masculin par équipes, un règne sans partage et une influence très forte depuis une décennie. Les fortes équipes d'Orléans (2007), de Vénissieux (2008), du SIK Paris (2009), de Marseille en 2010 ont cédé face au groupe de Sarcelles, avec dans ses rangs depuis toutes ces années les frères Chantalou, les frères Gary, Matthieu Cossou, Cédric Sioussaran, William Rolle, et quelques autres et non des moindres. Excusez du peu.
Fort de cette confiance amenée par le succès et par l'homogénéité d'un bloc où tous les combattants sont internationaux ou presque, Sarcelles a réédité une fois encore. Le Samouraï 2000 Le Mans et le Sen No Sen Vénissieux étaient dans leur poule et ce ne fut pas facile contre Vénissieux, venu pour le titre : William Rolle prenait un avantage précieux sur Nabil Kherfi (5-4), mais Ibrahim Gary ne suivait pas et cédait la victoire. Heureusement pour Sarcelles, les déficiences des leaders peuvent être compensées par d'autres leaders. Treize points à onze pour Tarik Lakehal et un 8-0 de Cédric Sioussaran à suivre. En finale, les Parisiens allaient aussi pousser Sarcelles assez loin : si Franck Chantalou, dans le rôle de « l'entraîneur joueur », amène un premier point, le point fort William Rolle cède devant le capitaine parisien Max Gazzini. Ibrahim Gary revient au score contre Mickaël Serfati, non sans avoir été mené 2-4, mais Tarik Lakehal pour Sarcelles cédait face au très en forme Mustapha N'Diaye pour Paris. Du coup, suffisait alors d'un nul au combat suivant pour que Paris l'emporte. Avec ses jambes de feu, Anthony Hornez marquait un mawashi qui faisait vaciller Matthieu Cossou et prenait même de l'avance à quelques secondes de la fin ! Mais le combattant de Sarcelles allait trouver les ressources pour un incroyable ura-mawashi de la dernière chance.
Un titre de plus pour Sarcelles, mais obtenu au mental et sur un geste magnifique. Splendide !
Et les filles ? Ce ne fut pas plus facile pour Lamya Matoub, Jessica Narou, Maeva Samy et Toumko Sylla, les combattantes de Sarcelles. Battues en poules par le
KC Colombes de Gilles Cherdieu et de Laurence Fischer, grâce à un ura-mawashi de Phylicia Sylvestre sur Samy Maeva, c'est néanmoins Sarcelles qui sortait vainqueur « à l'arrache » de cette poule difficile, aux points, après avoir battu le SIK Paris, lui-même vainqueur aux points de Colombes. Après cogitation mathématique à la table, la règle désignait les Sarcelloises. En revanche ce fut plus facile en finale contre les filles de Thiais, emmenées par la dangereuse capitaine Lolita Dona. Mais installée en dernière position pour faire le point décisif… cette dernière ne put défendre les chances de son club. Sylla Toumko, de Sarcelles, l'emportait par neuf points à quatre contre Cynthia Randria et Lamya Matoub dominait Cynthia Bonte par neuf à un. Frustrant.
Deuxième titre pour les féminines, et deuxième doublé de suite pour Sarcelles. Il n'y a rien à dire, en ce moment, les plus forts, ce sont eux..

Vers une dynamisation
du haut niveau

Cette année déjà, lors de ces championnats de France élite, une nouvelle formule de compétition en poules a été proposée aux équipes participantes en lieu et place du tableau à élimination directe et, en amont, à ce qui ressemblait à des quarts de finale nationaux auxquels les meilleurs internationaux français ne pouvaient généralement participer en raison de leurs obligations avec les équipes de France. Une évolution qui tendait aussi à permettre aux clubs de disputer plusieurs rencontres et donc aux combattant(e)s de prendre le rythme d'une compétition par équipes notamment en vue des rencontres internationales. Après les équipes, ce sont les meilleurs combattants individuels au niveau national qui s'apprêtent à vivre à leur tour une petite révolution. Explications : dès la saison 2011-2012, une victoire en championnat de ligue qualifiera directement pour les championnats de France élite qui seront désormais rebaptisés « 1re division ». Le finaliste sera quant à lui systématiquement qualifié pour les championnats de France honneur pour leur part renommés « 2e division ».
Pour compléter l'engagement dans ces deux niveaux nationaux distincts – dont la terminologie les rend plus lisibles, notamment pour le grand public –, un Open interrégional sera organisé dans chaque interrégion. À l'issue de ceux-ci (auxquels les 1er et 2e de chaque championnat de ligue n'auront pas le droit de participer), tous les médaillés (1er, 2e et les deux 3e) seront qualifiés pour les championnats de France 2e division. Les médaillés de ces championnats de France seront ensuite tous qualifiés pour le meilleur niveau national, le championnat de France 1re division.
Dominique Charré, le Directeur Technique National, confirme : « Il s'agit de revaloriser notre système de compétition et, par là même, l'accès vers l'élite que nous proposons aux combattants en tirant le niveau vers le haut par une succession d'étapes qui doivent faire monter cette qualité et cette exigence. Tout ceci devrait être formalisé de manière définitive dans les prochaines semaines. ».

DOSSIER RÉALISÉ PAR E. CHARLOT ET O. REMY / PHOTOS : D. BOULANGER

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