N°41/ MARS 2011

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Open de Paris 2011

Paris 2012, acte 1, scène 1

Open de Paris

Des cigales et un Grillon !

Championnats d'Europe
cadets-juniors-seniors

Trois titres et des regrets

Interview de Louis Lacoste

« Tout s'est joué dans le vestiaire ! »

Cérémonie des vœux

Yoshinao Nanbu, nouveau 9e dan

Le karaté en milieu scolaire

De retour à l'école

La réforme des diplômes

Les enjeux du nouveau Diplôme d'État

Professeurs de clubs

Quand l'engagement prend son sens…

La ligue de Picardie

Les copains d'abord

Arts Martiaux Vietnamiens

Ça bouge dans les AVM !

Le kempo

Une philosophie du combat

Patrice Belrhiti

« Le karaté, un cadre pour l'idéal »

Attaque en shome-uchi / Défense en kata-ha-jime

avec Mamoun Bidon et Vick Bhadye

Toutes les infos en direct

des ligues, des comités départementaux et des clubs

Assemblée générale

Les feux sont au vert

Formalisme ou réalisme ?

Avec Serge Devineau

Kenji Grillon

« Devenir journaliste sportif »



CHIFFRES CLÉS

En 2010, la FFKDA comptait :

14 Diplômes d'État de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport
3 Brevets d'État d'Éducateur Sportif 3e degré (expertise et recherche)
337 Brevets d'État d'Éducateur Sportif 2e degré (perfectionnement technique, entraînement et formation de cadres homologué niveau II)
3498 Brevets d'État d'Éducateur Sportif 1er degré (enseignement, organisation, gestion des activités physiques et sportives homologué niveau IV)
11 Certificats de Qualification Professionnelle
8173 Diplômes d'Initiateur Fédéral


LES PROFESSEURS

témoignent…

 

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Quand l'engagement
prend son sens…

DOSSIER : Professeurs de clubs
Conception de l'enseignement à des publics différents, engagement, responsabilité, désir de transmettre leur savoir et ce qu'ils ont bâti… Les professeurs sont les piliers du développement de la discipline. Rencontres.

Dans une société en mal de repères, elles sont finalement peu nombreuses les disciplines – et encore moins les sports – capables à la fois d'offrir un cadre traditionnel rassurant et d'être complètement inscrites dans les exigences de leur époque. S'appuyer sur la technique pour faire passer un ensemble de valeurs, de modèles, former l'esprit et l'attitude en développant la compétence, cela par l'exemple autant que par la pédagogie des épreuves « initiatiques » (dont les grades), des symboles… Le karaté sait le faire. Quand bien même, les générations évoluant, les voies ne sont pas toujours les mêmes – sans doute une richesse nouvelle. Il y a les « anciens » à la rectitude inébranlable, formés « à la dure » qui reproduisent ce modèle ; il y a les « modernes » qui s'appuient sur une pédagogie nouvelle, travaillent l'imaginaire pour faire entrer les jeunes au dojo et les inciter à y rester ; il y a ceux qui se nourrissent de tout cela… Tout cela ? Un ensemble au service de la croissance des quelque 4 300 clubs de France, pas seulement en terme de licenciés – même si ceux-ci progressent encore cette saison –, mais de la qualité d'enseignement, de leur longévité aussi. Car enseigner, c'est finalement plus largement transmettre dans cet atelier de l'être qu'est le dojo. Transmettre un savoir technique, pédagogique, philosophique, transmettre son club… Transmettre ? Qu'est-ce que c'est finalement ? Comment cela (se) passe ? Et pour quoi faire ?
Les différences, les moyens utilisés pour transmettre leur passion et leur compétence, leur engagement, leur responsabilité, leurs points de vue sur le partage des connaissances, l'idée de la famille du karaté, de la nécessité d'apprendre, la difficulté et l'enjeu de transmettre à leur tour, leurs doutes, leurs interrogations, leurs certitudes, leurs postures… Des professeurs témoignent à travers leur histoire, représentatives de beaucoup d'autres, du karaté d'aujourd'hui..


DOMINIQUE CHARRÉ (DIRECTEUR TECHNIQUE NATIONAL)
« Nos profs incarnent la discipline »

Dominique Charré Directeur technique National de la FFKama« Le fait même d'être professeur de karaté impose une responsabilité très importante. Pourquoi ? Parce que ce sont les professeurs qui accueillent les pratiquants. Ils incarnent la discipline. Ce sont les chevilles ouvrières d'une fédération, peut-être plus encore dans la nôtre, qui compte peu de Cadres d'État, même si leur nombre a augmenté (6 en 2006, 14 en 2010, NDLR) ces dernières années. Je crois fermement que nos professeurs sont bien formés. Un professeur qui est passé par le DIF, mis en place dans les années 80 puis qui a obtenu son BE est très bien formé. La filière de formation a jusque-là apporté beaucoup de contenu, de pédagogie sur l'activité elle-même mais aussi sur son environnement. Les nouvelles filières de formation renforceront encore tous ces aspects. Ce que je voudrais dire aux professeurs ? Ne cherchez pas à faire des champions, misez sur la qualité de votre enseignement, sur des bases solides, cherchez à faire des hommes. Continuez à pratiquer, à être élève vous-même. Ne vous retranchez pas derrière la seule compétence technique. Ce que nous avons à gagner aujourd'hui avec un pratiquant qui reste en moyenne six ans dans un club, c'est qu'il continue une année supplémentaire. Cela voudra dire qu'on lui aura apporté plus de plaisirs dans la pratique. Pour cela, j'incite les profs à s'inscrire aux stages dans une logique de formation continue. Je vois souvent les mêmes aux stages organisés annuellement à Paris et à Montpellier. Lorsque certains experts viennent dans les ligues, tous les professeurs devraient faire l'effort d'être présents. Ils jouent le jeu mais nous pouvons aller plus loin ensemble. Ils peuvent encore davantage s'approprier l'outil. Cette année, parmi les nouveaux licenciés, quelque 10 000 nouveaux karatékas se sont inscrits dans nos clubs. C'est un signe fort. Du côté de la DTN, nous devons aussi faire en sorte de rendre l'outil de plus en plus performant, attractif. C'est par exemple la raison pour laquelle pour la première fois cette année, des compétitions non officielles, à l'image du challenge Berger, ont été – j'y tenais – intégrées au calendrier national. Je souhaite que les profs aient des outils contemporains, en phase avec leurs besoins, à disposition. C'est notre responsabilité à la DTN et Francis Didier nous soutient dans ce développement. Le projet de centre de formation à l'horizon 2012 va dans ce sens. Ensemble nous devons avoir l'ambition de proposer un enseignement de qualité. Lisez bien, entre autres choses, dans les conversations qui suivent, la "séduction" d'Hervé Delage, le "doute" de Gérald Maître ou encore le "rêve" de Nathalie Pallas, tout cela devrait nous rassembler dans notre volonté de nous améliorer. ».
DOSSIER RÉALISÉ PAR  LAURA CAUSANILLAS CURADO ET OLIVIER REMY


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