N°39 / OCTOBRE. 2010

Stage des experts
à Paris et à Montpellier

Les clés de la transmission

Stage de l'Équipe de France
à Montpellier

Objectif mondial !

Préparation de l'Équipe
de France aux championnats du monde

Au pied du mur

Sport Accord Games

Trois médailles pour une première

Championnats du monde universitaires

Tour de chauffe à Podgorica

Colloque des DTL et des responsables école des cadres

La saison est lancée !

Colloque des présidents de ligues et de comités

Le karaté ça se discute !

Direction Technique Nationale

L'an II

Thierry Masci

« Karaté, mon fil de vie »

Esquive latérale

avec Claude Pettinella

Toutes les infos en direct

des ligues, des comités départementaux et des clubs.

La symbolique des grades

Explications de Francis Didier

Tiffany Fanjat

« Il me faudrait deux vies »

 

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Tour de chauffe à Podgorica

Compétition : championnats du monde universitaires
15-18 juillet 2010 / Podgorica (Montenegro)

La France disputait au Montenegro les septièmes championnats du monde universitaires avec, en ligne de mire, les futurs championnats du monde
de Belgrade. Trois médailles d’or (plus une d’argent et une cinquième en bronze)lui valent la première place au classement des nations et de bonnes raisons d’espérer.

Trois médailles d’or,une pour Alexandra Recchia (-50 kg), l’autre pour Kenji Grillon (-75 kg), la troisième, collective, à mettre à l’actif d’une équipe masculine rajeunie et brillante – grâce notamment à Kenji Grillon encore et Nadir Benaissa – victorieuse en finale de la Turquie, voici le bon bilan français lors de cette compétition à trois mois des championnats du monde, les vrais. Intégré dans l’équipe, le jeune Freddy Ichane, champion du monde, puis champion d’Europe juniors il y a quelques mois, continue aussi sur sa lancée avec ce titre par équipes qui lui ouvre de belles perspectives en seniors. De l’or, que l’équipe féminine aurait pu prétendre atteindre aussi, si elle n’avait pas été sortie prématurément face aux Bosniaques sur une disqualification malheureuse de la dernière combattante, Aurélie Calizingoue, alors que l’équipe menait tranquillement. Avec ses trois titres, la France termine ainsi première nation et ramène de la confiance et un groupe qui a appris à combattre ensemble et à s’encourager. Une réussite à pondérer cependant car, au nombre de médailles, la délégation tricolore est derrière ses rivaux japonais (neuf médailles pour deux d’or) et espagnols (six médailles dont deux d’or). Derrière ses trois titres, notre équipe nationale ne classe en effet que Sandy Scordo en kata féminin, très régulière désormais sur les podiums internationaux, et Johan Lopes qui profite de l’opportunité laissée par la blessure de Sofiane Ainine pour s’offrir une belle médaille de bronze en -60 kg. C’est pourquoi l’entraîneur Louis Lacoste préfère relativiser ce statut flatteur : « Il y a des motifs de joie, le classement et l’état d’esprit qui a accompagné l’équipe pendant tout le championnat, mais aussi des déceptions. Notamment avec les défaites rapides de leaders attendus comme Ait-Ibrahim ou Rolle, ou en kata masculin, la déconvenue de Minh Dack, tôt éliminé et non repêché. La réussite va faire du bien à ceux qui sont allés la chercher, mais l’échec est aussi un bon signal pour les autres. Car il ne faut pas se leurrer, il y aura plus de concurrence et de volume en octobre aux championnats du monde. » .O.R.

RÉACTIONS
Alexandra Recchia, 1re en -50 kg
« J’avais disputé le par équipes il y a deux ans et nous l’avions emporté. Les universitaires, c’est une ambiance assez détendue, et je l’étais aussi. J’y suis allée pour gagner… Mais j’ai bien failli ne pas m’aligner parce que je me suis cassée une côte le mardi précédent. Les médecins n’étaient pas très chauds pour que je combatte… J’ai serré les dents. C’était une bonne opportunité de poursuivre sur ma lancée des championnats de France et ma victoire à la coupe internationale féminine de Cavalaire quinze jours plus tôt. Cela conforte les choix d’entraînement que j’avais fait il y un an et une bonne dynamique, c’est toujours bon à prendre. »

Kenji Grillon, 1er en -75 kg
« J’avais la pression. C’était une première fois et j’y allais pour gagner dans la perspective de prendre de l’avance dans la course à la sélection pour les mondiaux de Belgrade. La saison a été longue et dense en compétitions, j’étais un peu fatigué alors je me suis concentré sur l’essentiel : faire le boulot. Mon premier tour a été difficile contre un Ukrainien largement à ma portée, mais le remontage de bretelles des entraîneurs m’a mis dedans. Le Serbe que je bats en finale est champion du monde des -23 ans, nous nous connaissons bien et c’était intéressant. Mais la vérité, les vrais championnats du monde, ce sera pour dans quelques semaines ! »

William Rolle, membre de l’équipe de France masculine
« Après notre piètre prestation des championnats d’Europe, il fallait absolument l’emporter d’autant que le niveau était moins fort que lors du championnat d’Europe des régions que nous avions gagné en juin. Il ne faut pas se leurrer : on n’était pas aux championnats du monde. Mais c’était un passage obligé pour redorer le blason en vue des mondiaux d’octobre et aussi l’occasion d’intégrer des jeunes comme Mickaël (Serfati), Freddy (Ichane) et Abdourhaman (Drame). On l’a fait et c’est bien. À titre personnel, cela m’a fait plaisir d’autant que, à la demande des entraîneurs, je ne serai pas aligné en équipes à Belgrade pour me concentrer sur les individuels. ».RECCUEILLI PAR E.C.


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